Parelaphostrongylus tenuis chez les camélidés : Pourquoi la prévention vaut mieux que le traitement
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Parelaphostrongylus tenuis chez les camélidés : Pourquoi la prévention vaut mieux que le traitement

by Elizabeth Brock, DVM, MS

Le Parelaphostrongylus tenuis (le “ver méningé”) réside chez le cerf de Virginie sans provoquer de maladie clinique, mais il est le catalyseur d’une maladie neurologique dévastatrice chez les camélidés, et parfois chez les moutons et les chèvres en tant qu’hôtes aberrants. Si vous exercez dans une région où les cerfs et les camélidés coexistent, surveillez attentivement l’apparition de signes tels que la faiblesse des membres postérieurs et l’ataxie.

Qui tombe malade (et qui ne tombe pas malade)

Les cerfs sont des porteurs asymptomatiques, tandis que les lamas, les alpagas et les petits ruminants développent des signes neurologiques progressifs après l’infection. La saisonnalité suit l’activité de l’hôte intermédiaire (gastéropode), mais des cas peuvent apparaître chaque fois qu’un animal rencontre des larves infectieuses.

Signes cliniques à connaître

Attendez-vous à un certain nombre de déficits neurologiques, notamment :

  • Ataxie
  • Faiblesse des membres pelviens
  • Encercler
  • Raideur ou boiterie
  • Scoliose (occasionnellement)

Les animaux peuvent sembler s’améliorer temporairement après un traitement anti-inflammatoire, ce qui trompe les propriétaires, mais la détérioration clinique reprend souvent.

Diagnostic par reconnaissance des signes cliniques

Il n’existe pas de test ante-mortem simple ni de traitement de référence pour P. tenuis. Les cliniciens diagnostiquent la maladie en reconnaissant les caractéristiques et les signes cliniques et en confirmant les résultats avec le LCR lorsque cela est possible. Lors de l’autopsie, prélevez des biopsies pour confirmer l’infection.

L’absence de fièvre peut aider à distinguer P. tenuis de la listériose, mais des chevauchements cliniques se produisent. Appuyez-vous sur la reconnaissance des formes et sur des tests pragmatiques pour guider votre diagnostic.

Réalités du traitement

Il n’existe pas de traitement définitif et universellement efficace. Les cliniciens utilisent généralement des anthelminthiques tels que le fenbendazole ou l’ivermectine, mais doivent rester attentifs aux problèmes de résistance. Combinez les anthelminthiques avec des anti-inflammatoires, des soins infirmiers attentifs et un soutien physique. Préparez les propriétaires à un pronostic réservé, en particulier si les animaux deviennent couchés.

Prévention sur le terrain

  • Exclure les cerfs : construisez des clôtures solides d’une hauteur d’au moins 2,5 mètres pour empêcher les cerfs d’accéder à votre propriété.
  • Vermifugation stratégique : utiliser des protocoles anthelminthiques ciblés pendant les saisons à risque (tous les 30-45 jours du printemps à l’automne, adaptés pour éviter les résistances) tout en suivant les conseils locaux.
  • Gestion des pâturages : drainer l’eau stagnante, contrôler la végétation et alterner les zones de pâturage pour réduire les vecteurs de gastéropodes.

La prévention est essentielle

Dans le cas de Parelaphostrongylus tenuis, les cliniciens ne peuvent pas s’appuyer sur un test définitif ou un protocole de traitement standardisé. Cette réalité fait de la prévention l’intervention la plus efficace. Concentrez-vous sur la réduction de l’exposition en excluant efficacement les cervidés, en contrôlant soigneusement les pâturages et les gastéropodes, et en mettant en place des plans de vermifugation stratégiques et respectueux de la résistance. Une information claire des propriétaires sur les risques environnementaux et les changements neurologiques précoces permet de fixer des attentes réalistes et d’intervenir plus tôt lorsque des cas se présentent.

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